NOEL,
J.:—Pour
l’année
1951,
M.
Georges
St-Aubin,
de
Montréal,
qui
se
déclare
industriel
mais
qui
en
fait
de
marchand
de
fourrures
est
devenu
hotelier,
se
vit
imposer
sur
son
revenu
une
taxe
additionnelle
afférent
à
un
profit
de
$80,070.32
réalisé
sur
des
ventes
de
terrains
situés
dans
Ville
Mont-Royal
et
connus
comme
partie
du
lot
579
de
la
paroisse
de
St-Laurent.
St-Aubin,
qui
n’avait
pas
rapporté
cette
rentrée
de
fonds
recut
avis,
le
13
décembre
1956,
que
le
Ministre
du
Revenu
national
entendait
corriger
cette
omission
d’où
l’actuel
pourvoi,
St-Aubin
excipant
de
la
revision
officielle.
Il
est
admis
que
la
partie
dudit
lot
579
fut
achetée
le
4
janvier
1951
au
coût
de
$35,000
plus
$39.05
pour
frais
de
notaire
et
revendue
par
parties
comme
suit
:
|
3
mai
1951
à
Cockshutt
Plow
Co.
Ltd.
|
$
|
5,397.00
|
|
7
juin
1951
à
Frank
W.
Horner
Ltd.
|
100,080.12
|
|
13
août
1951
à
Watt
&
Scott
(Montreal)
Ltd.
|
|
3,768.00
|
|
10
mai
1951
à
Ville
Mont-Royal
|
|
5,864.25
|
|
$115,109.37
|
laissant
par
conséquent
un
profit
net
de
$80,070.32.
L’appelant
s’était
porté
acquéreur
de
cette
partie
dudit
lot
en
question
dans
les
circonstances
suivantes.
Son
oncle,
Prospère
St-Aubin,
décéda
dans
le
cours
du
mois
de
juillet
1950
et
par
son
testament
légua
à
titre
de
legs
particuliers
à
sept
de
ses
neveux
et
nièces
ladite
partie
du
lot
579
nommant
comme
coexécuteur
testamentaire
son
neveu,
l’appelant,
qui
était
également
légataire
universel
avec
d’autres
neveux
et
nièces.
Ne
pouvant
acheter
ladite
partie
du
lot
numéro
579
ouvertement
sans
dévoiler
à
ses
cousins
ses
intentions
et
aussi
parce
qu’il
était
temporairement
à
court
d’argent,
il
s’aboucha
avec
un
nommé
Paul
Demers,
courtier
en
immeubles,
et
ami,
de
qui
il
emprunta
$15,000
pour
compléter
le
prix
d’achat
et
tous
deux
signèrent
une
lettre
non
datée
à
l’adresse
du
Montreal
Trust
Company,
produite
comme
pièce
1-2,
par
laquelle
ils
s’engagèrent
à
acheter
conjointement
des
héritiers
St-Aubin
partie
dudit
lot
579,
demandant
et
autorisant
la
compagnie
de
fiducie
de
l’acquérir
en
son
nom,
de
le
détenir
pour
leur
compte
sujet
à
leurs
instructions
et
s’engageant
de
plus
conjointement
et
solidairement
à
garantir
et
indemniser
la
compagnie
de
fiducie
de
toutes
réclamations
ou
pertes
qu’elle
pourrait
subir
résultant
du
fait
que
ladite
propriété
soit
enregistrée
en
son
nom.
Notons
que,
nonobstant
la
pièce
1-2,
Demers,
dans
la
transaction
qui
concerne
le
lot
579,
n’agit
que
comme
l’agent
de
l’appelant
et
son
bailleur
de
fonds
pour
un
montant
de
$15,000,
recevant
en
retour
une
commission
de
$1,500
pour
l’obtention
de
l’option
et
une
autre
commission
de
$3,500
pour
la
vente
de
partie
de
son
terrain
à
Frank
W.
Horner
Ltd.
Dans
cette
pièce
1-2
le
terrain
en
question
est
décrit
comme
suit:
“A
parcel
of
land
situate
in
the
Town
or
Mount
Royal,
being
PART
oF
ORIGINAL
Lot
NUMBER
FIVE
HUNDRED
AND
SEVENTY-NINE
(Pt.
579)
of
the
Official
Cadastre
of
the
PARISH
OF
ST.
LAURENT
(Jacques
Cartier),
and
bounded
as
follows:
To
the
South-East,
by
part
of
said
Lot
No.
579
belonging
to
the
‘Canadian
Pacific
Railway’;
to
the
South-West,
by
another
portion
of
said
Lot
No.
579
belonging
to
the
Estate
of
Mrs
Daniel
St.
Aubin;
to
the
North-West
partly
by
the
property
belonging
to
the
‘Canadian
Pneumatic
Tool
Co.
Ltd.’
and
partly
by
the
property
belonging
to
‘Le
Petit
Journal’
to
the
North-East,
partly
by
a
portion
of
Lot
Number
580
of
said
Cadastre
belonging
to
the
‘Canadian
Pacific
Railway’
and
partly
by
another
portion
of
said
Lot
No.
580
being
a
proposed
street
in
the
Town
of
Mount
Royal;
the
WHOLE
containing
an
area
of
approximately
SEVEN
(7)
ARPENTS
and
shown
on
the
attached
sketch
Plan,
outlined
in
red.”
L’appelant
déclare
que
lorsqu’il
a
acheté
ce
terrain
qui
faisait
originairement
partie
d’une
ferme
appartenant
à
son
grand-père,
il
voulait
y
ériger
une
bâtisse
industrielle.
En
effet,
il
affirme:
‘‘Je
voulais
bâtir
une
bâtisse
industrielle
dans
ce
bout
là;
ce
sont
toutes
des
industries
et
Ville
Mont-Royal
a
réservé
cela
pour
des
industries.
Il
y
en
avait
d’autres
qui
louaient
et
ça
avait
l’air
à
apporter
bien,
alors
j’avais
envie
de
faire
une
bâtisse
et
la
louer
à
long
terme.”
Il
ajoute
qu’à
sa
connaissance
il
y
avait
dans
les
alentours
de
son
terrain
des
immeubles
qui
avaient
été
construits
et
loués
et
il
donne
comme
exemple
les
bâtiments
d’Alexis
Nihon
et
de
Laurion
Equipment.
D’autre
part
il
admet
qu’il
n’avait
aucune
expérience
dans
la
construction,
qu’il
n’a
pas
personnellement
fait
enquête
pour
voir
s’il
pouvait
placer
son
argent
sur
des
bâtiments
industriels,
ni
n’est
allé
voir
personne
pour
faire
faire
des
plans,
s’en
remettant
entièrement
quant
au
projet
à
son
ami
Demers.
Il
déclare
d’une
facon
peu
convaincante
à
la
question
de
savoir
si
à
sa
connaissance
personnelle
Demers
serait
allé
voir
des
architectes
pour
faire
faire
des
plans
pour
la
construction
d’un
bâtiment
sur
son
lot:
“Il
m’en
a
parlé,
oui.
Mais
au
juste
qui
il
est
allé
voir;
je
ne
le
sais
pas;
il
m’a
parlé
de
ça
qu’il
était
allé
voir
des
types.”
.
La
preuve
révèle
que
peu
de
temps
après
l’achat
du
lot,
une
rue
fut
ouverte,
soit
la
continuation
de
la
rue
Ferrier,
grâce
à
la
vente
le
10
mai
1951
par
l’entremise
du
Montreal
Trust
de
l’assiette
de
ladite
rue
à
la
ville
de
Mont-Royal
pour
la
somme
de
$5,864.25.
Cette
rue
projetée
apparaissait
d’ailleurs
comme
nous
l’avons
vu
à
la
pièce
1-2.
L’appelant
admet
aussi
qu’il
y
avait
au
moment
où
il
acheta
le
terrain
un
développement
progressif
qui
se
faisait
dans
cette
région
de
Ville
Mont-Royal
mais
précise
que
près
de
son
terrain
c’était
encore
tout
un
champ.
A
tout
événement,
malgré
la
déclaration
de
l’appelant
de
son
intention
d’ériger
sur
son
terrain
un
bâtiment
industriel
qu’il
louerait
pour
fins
de
revenu,
il
prétend
qu’il
a
dû
abandonner
son
projet
à
cause
de
la
continuation
de
la
rue
Ferrier
qui
divisait
son
terrain,
et
parce
qu’il
n’a
pu
trouver
une
industrie
assez
grande
pour
utiliser
tout
le
terrain
et
aussi
parce
que
Demers
l’aurait
conseillé
de
vendre
à
Frank
W.
Horner
Ltd.
en
lui
disant
:
“J’ai
Horner,
si
tu
ne
veux
pas
être
pris
avec
ce
terrain
trop
longtemps
tu
es
mieux
de
vendre’’
et
ajoutant
‘‘si
ça
ne
se
vend
pas
tout
de
suite
ca
peut
prendre
dix
ans
avant
que
ça
soit
vendu
;
il
peut
arriver
bien
des
affaires
d’ici
ce
temps-là.”
Comme
nous
l’avons
vu
plus
haut,
le
terrain
ayant
été
acheté
par
l’appelant
le
4
janvier
1951
fut
vendu
par
parcelles
du
3
mai
1951
au
13
août
de
la
même
année
de
sorte
qu’à
cette
date,
soit
moins
de
huit
mois
après
l’achat,
il
avait
tout
vendu.
Voyons
dans
quelles
circonstances
ces
ventes
eurent
lieu.
La
première
eut
lieu
le
3
mai
1951
à
Cockshutt
Plow
Co.
Ltd.
pour
la
somme
de
$5,397,
la
seconde,
sept
jours
plus
tard,
le
10
mai
1951,
à
Ville
Mont-Royal
pour
la
continuation
de
la
rue
Ferrier,
pour
la
somme
de
$5,864.25,
la
troisième,
le
7
juin
1951
à
Frank
W.
Horner
Ltd.
pour
la
somme
de
$100,080.12,
et
enfin
la
quatrième,
le
13
août
1951
à
Watt
&
Scott
(Montreal)
Ltd.
pour
la
somme
de
$3,768.
L’appelant
déclare
que
Watt
&
Scott
et
Cockshutt
Plow
Co.
Ltd.
étaient
tous
deux
des
clients
du
C.P.R.
qui
possédait
des
terrains
au
sud
du
sien
sur
lesquels
il
voulait
les
établir;
pour
leur
donner
accès
à
la
rue
Ferrier
qu’on
venait
de
continuer,
1]
leur
fallait
acheter
deux
petites
lisières
de
terrain
de
l’appelant.
Le
C.P.R.
a
demandé
à
l’appelant
que
les
transactions
pour
ses
deux
clients
se
fassent
directement
avec
le
vendeur
au
lieu
que
le
C.P.R.
achète
le
terrain
et
le
revende
à
son
tour,
de
sorte
que
l’appelant
prétend
que
l’on
a
ici
en
fait
qu’une
seule
transaction.
Il
appert
cependant
que
le
15
décembre
1950,
soit
quinze
jours
avant
l’achat
du
lot
579,
l’appelant
et
Paul
Demers
achetérent
aussi
mais
cette
fois
à
parts
égales
partie
du
lot
578
situé
près
du
lot
579
qui
était
plus
petit
cependant
que
le
lot
579.
En
effet,
le
lot
578
comportait
253,900
pieds
carrés
et
le
lot
579
en
comprenait
309,646,
de
sorte
que
l’explication
donnée
par
l’appelant
à
l’effet
que
le
terrain
579
était
trop
grand
pour
un
projet
industriel
s’estompe
lorsqu’on
considère
qu’il
aurait
pu
utiliser
le
lot
578
(ou
du
moins
sa
moitié
indivise)
qui
était
plus
petit
bien
qu’il
soumette
que
ce
n’était
pas
son
intention
de
vendre
sa
partie
dudit
lot
mais
qu’il
a
dû
cependant
en
vendre
une
partie
en
1953
à
la
Ville
de
Mont-Royal
au
prix
de
$27,877.83
pour
l’ouverture
des
rues
Royal
Mount
Ave.,
Devonshire
Road
et
Ferrier
et
la
balance
en
1956
à
la
même
ville
pour
la
somme
de
$125,000
pour
y
ériger
des
bâtiments
municipaux,
sans
quoi
il
aurait
été
exproprié.
L’autre
partie
indivise
de
ce
lot
appartient
encore
a
Demers
qui
y
a
installé
une
enseigne
comportant
une
offre
de
le
louer
ou
de
l’utiliser
pour
fins
de
construction
industrielle.
Cette
dernière
transaction
a
été
faite
pour
l’appelant
par
l’entremise
d’une
autre
compagnie
de
fiducie
la
National
Trust
bien
que
dans
ce
cas
il
n’était
aucunement
nécessaire
de
cacher
l’identité
de
l’acheteur
comme
dans
le
cas
du
lot
579.
Il
est
en
preuve
qu’on
ne
fit
aucune
sollicitation
ni
annonce
pour
la
vente
de
ces
terrains.
La
question
de
savoir
si
le
profit
réalisé
par
l’appelant
est
sujet
à
taxation
dépend
de
la
véritable
nature
de
l’opération
ou
des
opérations
dans
lesquelles
l’appelant
s’est
engagé.
L’achat
du
terrain
a-t-il
été
fait
(i)
dans
l’intention
de
le
revendre
à
profit
ou
(ii)
pour
y
construire
ou
y
faire
construire
et
détenir
un
bâtiment
industriel
comme
placement
au
(iii)
pour
les
deux
fins
à
la
fois.
C’est
par
une
déduction
raisonnable
des
faits
mis
en
preuve
que
l’on
doit
déterminer
s’il
s’agit
ici
de
revenus
imposables
ou
non.
La
preuve
quant
à
l’intention
de
l’appelant
d’ériger
ou
de
faire
ériger
sur
son
terrain
un
bâtiment
industriel
se
résume
à
sa
déclaration.
Demers
n’est
pas
entendu
comme
témoin
parce
qu’il
est
sérieusement
malade
et
l’appelant
ne
fait
entendre
aucun
autre
témoin.
Il
me
semble
que
si
réellement
l’intention
de
l’appelant
avait
été
telle
qu’il
le
déclare,
il
aurait
pu
obtenir
le
témoignage
d’un
constructeur,
d’un
prêteur
ou
d’un
architecte
ou,
du
moins,
des
échanges
de
correspondance
qui
auraient
pu
étayer
sa
prétention.
Or
rien
de
tel
et
l’on
n’a
que
la
seule
déclaration
de
l’appelant
sur
ce
point.
Quant
à
Demers
qui
agissait
comme
l’agent
de
l’appelant
pour
ces
transactions,
ce
dernier
déclare
tout
au
plus
que
Demers
serait
allé
voir
certaines
personnes
qu’il
ne
connaît
pas.
L’explication
donnée
par
l’appelant
qu’il
n’avait
pu
trouver
une
industrie
assez
grande
pour
occuper
tout
son
terrain
ne
tient
pas
non
plus
puisque
l’appelant
possédait
un
terrain
plus
petit,
soit
la
partie
du
lot
578
qu’il
aurait
pu
utiliser
pour
y
ériger
un
bâtiment
industriel
mais
qu’il
a
vendu
à
Ville
Mont-Royal
en
1956
pour
la
somme
de
$125,000.
Notons
ici
que
l’appelant
déclare
en
réponse
à
son
procureur
qui
lui
demande
s’il
avait
cherché
des
acquéreurs
possibles
pour
le
lot
578
qu’il
n’en
a
pas
cherché
mais
qu’
“il
y
avait
peut-être
pour
une
industrie
si
on
avait
eu
une
industrie’’.
Ceci
à
mon
sens
dispose
des
raisons
données
par
l’appelant
pour
expliquer
pourquoi
il
n’a
pas
pu
exécuter
son
projet.
D’ailleurs,
même
s’il
fallait
accepter
la
déclaration
de
l’appelant
à
l’effet
que
son
but
était
d’ériger
sur
ce
terrain
un
bâtiment
industriel
comme
placement,
ce
qui
comme
nous
venons
de
le
voir
est
loin
d’être
établi,
il
faudrait,
compte
tenu
de
la
preuve,
en
venir
à
la
conclusion
qu’il
avait
également
l’intention
de
vendre
à
profit
s’il
ne
pouvait
réaliser
son
projet.
En
effet,
si
les
opérations
de
l’appelant
sont
d’une
nature
telle
qu’elles
comportent
en
plus
de
l’intention
d’en
faire
un
placement
l’intention
également
de
revendre
à
profit
au
cas
où
son
projet
ne
se
matérialiserait
pas,
les
profits
provenant
de
la
vente
des
terrains
seraient
quand
même
imposables
comme
résultant
d’une
entreprise,
d’une
initiative
ou
affaire
d’un
caractère
commercial
conformément
à
l’article
127(1)
(e)
de
la
Loi
de
l’Impôt
sur
le
revenu
de
1948
qui
s’applique
à
l’année
1951
mais
qui
est
en
tout
point
semblable
à
l’article
139(1)
(e)
de
la
loi
de
1952
et
tel
que
décidé
par
la
Cour
Suprême
in
re
Regal
Heights
Limited
v.
M.N.R.,
[1960]
C.L.R.
902;
[1960]
C.T.C.
384.
En
effet,
Judson,
J.,
aux
pages
905-907
[[1960]
C.T.C.
aux
pages
388-389]
déclare
:
“There
is
no
doubt
that
the
primary
aim
of
the
partners
in
the
acquisition
of
these
properties,
and
the
learned
trial
judge
so
found,
was
the
establishment
of
a
shopping
centre
but
he
also
found
that
their
intention
was
to
sell
at
a
profit
if
they
were
unable
to
carry
out
their
primary
aim.
.
.
.
.
.
.
There
is
no
evidence
that
these
promoters
had
any
assurance
when
they
entered
upon
this
venture
that
they
could
interest
any
such
department
store.
Their
venture
was
entirely
speculative.
If
it
failed,
the
property
was
a
valuable
property,
as
is
proved
from
the
proceeds
of
the
sales
that
they
made.
There
is
ample
evidence
to
support
the
finding
of
the
learned
trial
judge
that
this
was
an
undertaking
or
venture
in
the
nature
of
trade,
a
speculation
in
vacant
land.’’
Nous
devons
également
souligner
ici
le
court
intervalle
de
temps
qui
s’est
écoulé,
soit
environ
huit
mois,
entre
l’achat
du
terrain
de
l’appelant
et
la
vente
du
même
terrain
ainsi
que
l’admission
par
l’appelant
qu’il
savait
que
ce
secteur
de
la
ville
de
Mont-Royal
était
en
plein
développement
confirmée
d’ailleurs
par
le
fait
que
le
terrain
acheté
était
borné
par
une
rue
projetée
que
mentionne
la
pièce
1-2,
document
que
l’appelant
et
Demers
ont
tous
deux
signé.
Il
nous
paraît
done
à
la
lumière
des
faits
de
la
loi
et
de
la
jurisprudence
que
nous
sommes
ici
en
présence
d’une
entreprise
ou
affaire
d’un
caractère
commercial
et
spéculatif
et
par
conséquent
nous
en
venons
à
la
conclusion
que
le
profit
en
résultant
est
imposable
conformément
aux
articles
3,
4
et
127
(1)
(e)
de
la
Loi
de
l’Impôt
sur
le
revenu
de
1948.
L’appel
est
donc
rejeté
avec
dépens.
Jugement
conforme.